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Expédition Médiévale à l'assaut du XIème siècle, la Vienne, l'Indre, l'Indre et Loire: LOCHES La veille, il pleuvait et nous étions bien malheureux à l'idée, qu'il pourrait y avoir des désaffections pour cause d'essuie-glace impotents. Les joyeux Lurons de " LA JANTE A ETOILE" et leurs Amis, étaient tous présents, enfin presque, certains, avaient changé de départ (on les cherchait ), d'autres, étaient en retard (on les attendait), d'autres, étaient absents et d'autres encore, étaient en surnombre, ( ça compensait...) Moralité tout s'arrange, pour qui sait attendre. Le restaurateur, qu'on appelait souvent, lui , paniquait, vu qu'il nous avait dit, quand nous l'avions rencontré : "Pas plus de 35 personnes l'hiver", la salle est petite, c'est vrai, mais la terrasse est grande ! ( Soit, pour l'été, c'est super, juste aux pieds des tours de l'abbaye, mais, ce n'était pas tout à fait, la saison.!) Il en fallait plus, pour nous décourager, nous partîmes à six voitures de l' église de Lathus et par un prompt renfort, nous arrivâmes, quinze à Montmorillon, vingt et une à Saint Germain… Le soleil réchauffait nos doigts de pieds, qui pensaient s'engourdir dans nos armures métalliques, sans chauffage, et bien, que nenni ! Nos armures, nous protégeaient du froid , contrairement aux Chevaliers de Loches, qui nous dit-on, ne guerroyaient pas l'hiver et bien soit : " A nous Loches, les Belles… nous voici, nous voilà... " Traversant les Terres et les Duchés, ce sont, les villageois, d'Angles sur Anglin, de Tournon Saint Pierre, de Preuilly sur Claise, de Saint Flovier, de Verneuil sur Indre, et de Perrusson, qui virent, passer en se cachant, nos équipages.
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Enfin, les portes de Loches ! où nous fûmes obligés à l'attente forcée, (comme au Moyen-Age), aux pieds des remparts, aux portes de la forteresse. Il nous fallut attendre, l'un de nos plus fidèle "Destroyer" qui nous manquait à l' appel, vu qu'il était retenu, par une tenancière d'un produit raffiné et importé de " Terre Sainte ". Il criait "Au secours", entouré, qu'il était de manants qui en voulaient à son or. Après avoir palabré, payé la rançon, nous retrouvons, nos Amis reposés et fins prêts qu'ils sont, pour donner l'assaut à la Citadelle.
Nous étions en retard, soit, mais tant attendus par les villageois assiégés et bientôt affamés, qu'ils nous pardonnèrent. Avec un accueil triomphant, nous fîmes la première visite des lieux, guidés par une jeune et jolie Lochoise qui connaissait tout du Donjon et de ses supplices. ( Des bruits nous portent à croire qu'elle serait peut-être la fille du bourreau...) Nous en aurions bien laissé quelques-uns ou quelqu' unes à la "QUESTION", (histoire de voir s'ils étaient vraiment tous aussi innocents, qu'ils ou qu'elles le prétendent …), mais nous n'avions, ni candidat, ni candidate, ni bourreau. ( Les temps ont bien changé, quand on pense aux supplices infligés aux innocents pour les convaincre d' expier, des meurtres, des idées et des outrages, auxquels ils n'avaient même pas songé. C'était vraiment et quoi qu'on en dise, une fichue période). A la suite de quoi, un cri du cœur me vient à l'esprit "Vive la République". (Excusez-moi, je ne recommencerai plus, jusqu'à la prochaine fois).
Un nouveau petit départ à Beaulieu - Lès - Loches, déjeuner à "L'ESTAMINET. Le parking est plus grand que l'établissement et tous ceux qui nous voient rentrer, se demandent bien où nous sommes passés... et nous aussi, pendant un moment, on s'est perdu de vue !
Après avoir guerroyé, nous allons festoyer : Salade de chèvre chaud, Biche aux champignons et au vin de Chinon accompagné d'un gratin de choux-fleurs, une part de tarte , un peu de vin de Chinon et un bon café directement sorti d'une machine à vapeur du XXème siècle.
On repart à la conquête du Logis Royal et de la Belle Agnès Sorel, de Jeanne d'Arc, d'Anne de Bretagne, ou encore de Charles VII ( à chacun ses Fantasmes…). Visite guidée, l'après midi, avec une autre charmante Lochoise, qui connaît toutes les histoires d'Amour du Logis...Ils et elles étaient tout ouïe. C'est beau l'Amour…
Puis, c'est le retour, juste avant la tombée de la nuit. Chemin faisant, malgré, le bruit des chevaux fourbus, le tintement de la corne , le bruit du cornet retentit… " ding…dang…dong ", un appel presque inaudible, nous, prévient , d'un arrêt intempestif d'une monture récalcitrante. Tels les Chevaliers, " sans peur et sans reproche " ( enfin, ils essaient) deux montures s'en retournent au galop sur les chemins de Loches. Au bout de quelques lieues parcourues, ils croisent , dans la nuit venue, à brides abattues, des chevaux en furie s'en allant vers l'Indre et la Vienne, les Armoiries sont reconnues . HO ! ho! hO! demi tour, pour nos deux joyeux compères emportés dans leur élan. Quelques lieues plus tard, à la croisée des chemins de l'Indre et de l'Indre et Loire, " Entre chiens et loups " que ne voient - ils pas ! (enfin presque pas vu…mais les armoiries sont reconnues, deux chevrons, l'un sous l'autre, ne sont-ce pas là encore, de nos Gens ?). Bon sang, allons voir de plus près, un Gentilhomme accompagné de trois Gentes Dames, c'est un autre équipage en déroute. Toutes les chandelles du carrosse sont éteintes et ne sont pas prêtes de se rallumer. Appels des Relais d' Ecuyers, sans réponse, du Maréchal - Ferrant de permanence, impossible de le joindre: C'est dimanche, le jour du Seigneur, ils dorment... Fichtre! c'est qu'il fait bien noir et cela ne serait s'arranger. Il faut agir et les obliger, à monter à croupe sur nos chevaux fourbus , homme, femme et enfants, toute la famille continuera ainsi, avec nous sur nos montures, par les chemins de l'Indre et de la Vienne, traversant les plaines et les forêts, afin d'y quérir, de quoi rallumer les bougies. La nuit venue et après des actions dignes des Chevaliers d'autrefois, nous rentrâmes heureux du devoir accompli, durant , une bien belle journée, de souvenirs, d'Amitiés et de bon temps. Certains chevaux, nous dit-on, s'effondrèrent dés l'arrivée à Lathus, devant l'écurie, épuisés et n'ayant plus la force nécessaire pour accéder au paddock . Soit, la journée fut bien remplie et tous les ingrédients sont réunis pour en faire une belle histoire, à raconter et à boire, quand, on ne conduira plus . |